Page:Journal asiatique, série 4, tome 17-18.djvu/30

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un vide irréparable. Sse-tsin, son fils, qui n’aimait pas l’agriculture, mit à la tête de l’exploitation une espèce d’intendant et joua du bâton comme par le passé.


Le lendemain, dès l’aube du jour, Tchao, le youên-waï, dit à Lou-ta : « Je crois que ce pays-ci ne vous convient pas ; vous n’y êtes pas en sûreté. Je vous invite, mon cher brigadier [1], à venir passer quelque temps à ma ferme.

— « Où est située votre ferme, demanda Lou-ta ?

— « A dix milles d’ici, répondit le youên-waï, dans le village des Sept-diamants.

— « Très-volontiers, reprit Lou-ta., »

Tchao, le youên-waï, chargea sur-le-champ un domestique d’aller dire au fermier de seller deux chevaux et de les amener à la ville. Vers midi, quand on annonça que les chevaux étaient à la

  1. En chinois : Ti-hia. Sous la dynastie des Song, il commandait les archers, administrait la bastonnade et présidait aux exécutions capitales.