Page:Journal de l’agriculture, juin 1766, T5, P3.djvu/20

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les avances annuelles de la culture, & aux diverses réparations journalieres du fonds de l’établissement qui sont payés par les intérêts dont on va parler. Ainsi la dépense annuelle de la classe productive est de trois milliards, sçavoir deux milliards de productions qu’elle retient pour sa consommation, & un milliard d’ouvrages qu’elle a acheté à la classe stérile.

Ces trois milliards forment ce qu’on appelle LES REPRISES de la classe productive ; dont deux milliards constituent les avances annuelles qui se consomment pour le travail direct de la réproduction des cinq milliards que cette classe fait renaître annuellement pour restituer & perpétuer les dépenses qui s’anéantissent par la consommation : l’autre milliard est prélevé par cette même classe sur ses ventes pour les intérêts de ses avances primitives & annuelles. On va faire sentir la nécessité de ces intérêts.

1° Le fonds des richesses d’exploitation qui constitue les avances primitives, est sujet à un dépérissement