Page:Journal de l’agriculture, juin 1766, T5, P3.djvu/22

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dans leurs reprises annuelles, leur servent à faire face à ces grands accidens & à l’entretien journalier des richesses d’exploitation qui demandent à être réparées sans cesse.

On a remarqué plus haut (note 2, page 13) que les avances primitives étoient d’environ cinq fois plus fortes que les avances annuelles : dans l’hypothèse actuelle où les avances annuelles sont de deux milliards, les avances primitives sont donc de dix milliards, les intérêts annuels d’un milliard ne sont que sur le taux de dix pour cent. Si l’on considere la quantité de dépenses auxquels ils doivent subvenir ; si l’on songe à l’importance de leur destination ; si l’on réfléchit que sans eux le payement des fermages & de l’impôt ne seroit jamais assuré, que toutes les dépenses de la société seroient souvent interrompue, que le fonds de richesses d’exploitation & par conséquent la culture marcheroient par une pente invincible vers leur destruction qui anéantiroit la plus grande partie du genre hu-