Page:Julien Delaite - Glossaire des jeux wallons de Liège (BSLLW, t. 14 (s. 2), pp. 127-174), 1889.djvu/31

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Joweu d’ tape cou. Joueur incorrigible, ou bien mauvais joueur.

K

Kâkâ (J. â). Le colin-maillard. On bande les yeux au trimeur qui doit attraper et reconnaître les autres joueurs. Ceux-ci ne manquent pas de l’agacer de mille façons. Tout joueur pris doit trimer à son tour.

Kakafougna. Personnage burlesque du théâtre des marionnettes.

Kinikinaye (J. à). Ce mot s’emploie à Jemeppe. Les bâtonnets. (V. brise.)

Kom Kom (J. â). Les quatre coins. Le titre est flamand. Il vient de ce que chaque joueur crie au compagnon avec lequel il veut changer de barre : viens, viens, en flamand kom, kom. Le wallon appelle aussi ce jeu kom komènîr (kom mynheer). On choisit quatre barres occupant autant que possible les sommets des angles d’un carré. L’on est cinq, ni plus ni moins ; quatre joueurs tiennent les barres, le cinquième se met au milieu et tâche de s’emparer d’une barre inoccupée. Le joueur surpris devient pot ou nigaud, comme on dit.

Kom kom mènîr. Cri du jeu précédent.

L

Lacher (S’ séle). Lancer la barre de fer à droite du but au jeu de l’oie. Contraire de hèrchî.

Lècètte. Lacet. Partie du fil qui s’attache par deux ou trois points au cerf-volant.

Leûp (â) et â mouton. La queue leu leu. (V. cowe di mouton.)

Leup. Le loup dans le jeu précédent.