Page:Kant - Anthropologie.djvu/67

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56 de l'intelligence.

c'est-à-dire que la représentation qui en provient est plutôt celle de la jouissance que celle de la connaissance de l'objet extérieur. On peut donc facilement s'entendre avec autrui sur les premiers; quant aux derniers, la manière dont le sujet s'en trouve affecté peut être fort différente, malgré l'identité de l'intuition et de la dénomination extérieure de l'objet. Les sens de la première classe sont : le toucher (tactus), la vue (visus), Y ouïe (auditus).— Ceux de la seconde classe sont : le goût (gustus), Y odorat (oifoetus), tous purs sens de la sensation organique, qui sont comme autant d'issues extérieures dont se sert la nature pour enseigner à l'animal à distinguer les objets. § XVII. Du toucher. Le sens du toucher réside à l'extrémité des doigts et dans les papilles nerveuses dont ils sont munis à l'effet de reconnaître la forme d'un corps solide en s'appli-quant à sa surface. — La nature ne paraît avoir pourvu l'homme de cet organe que pour le mettre à même de se faire une notion de la forme d'un corps en le palpant dans tous les sens; car les tentacules des insectes ne semblent avoir d'autre but que de reconnaître la présence d'un corps, et non d'en apprécier