Page:Kempis - De l’Imitation de Jésus-Christ, traduction Brignon, Bruyset, 1718.djvu/126

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Car tout ce qui est élevé n’est pas toûjours saint : tout ce qui est doux, n’est pas toûjours bon : tout ce qu’on desire, n’est pas toûjours pur : tout ce qu’on aime n’est pas toûjours agréable à Dieu.

Je reçois volontiers la grace qui me rend plus humble, plus retenu, & plus mortifié.

Celui que Dieu a instruit, en lui donnant, & en lui retirant sa grace, selon qu’il l’a jugé à propos, n’ose s’attribuer rien de bon, mais confesse ingenûment que de lui-même il est pauvre & dénué de tout.

Offrez à Dieu ce qui est à Dieu, & gardez pour vous ce qui est à vous, c’est-à-dire, rendez à Dieu des actions de graces pour les bienfaits ; & imputez à vous seul vos pechez avec les peines qui en font les suites.

Prenez toûjours la derniere place, & on vous donnera la premiere, car il n’y a point d’élevation sans abaissement.

Ceux qui devant Dieu sont les plus grands Saints, croyent être les moindres de tous ; & plus ils méritent de loüanges, plus ils se jugent digne de mépris.

Ceux qui aiment la verité, & qui sçavent combien est grande la gloire du Ciel ; méprisent l’estime des hommes.

Ils sont tellement affermis en