Page:Kempis - De l’Imitation de Jésus-Christ, traduction Brignon, Bruyset, 1718.djvu/305

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Si vous avez trop peu de vertu pour les souffrir avec joye, souffrez-les avec patience.

Si vous n’entendez pas volontiers les railleries & les médisances qu’on fait de vous, & s’il vous vient là-dessus quelque mouvement de colere, tâchez de vous retenir, & de ne point vous échapper en des paroles fâcheuses qui puissent scandaliser les foibles.

Le calme reviendra bien tôt avec la grace, qui appaisera tout le trouble, & adoucira toute l’amertume de vôtre cœur.

Je vis encore, dit le Seigneur, prêt à vous aider, à vous soutenir, à vous consoler extraordinairement, pourvû que vous m’invoquiez avec confiance & avec dévotion.

Soyez plus constant, & préparez-vous à plus souffrir que jamais.

Ne croyez pas cependant que tout soit perdu, s’il arrive que vous soyez ou plus souvent affligé, ou plus rudement tenté.

Vous êtes homme, & non pas Dieu ; vous êtes chair, & non pas esprit comme les Anges.

Comment pourriez-vous être toûjours ferme dans mon service, puisque ni l’Ange dans le Ciel, ni le premier homme dans le Paradis terrestre ne l’ont pas été ?

C’est moi qui releve & qui sauve