Page:Kerigant - Les Chouans - Épisodes des guerres de l’Ouest dans les Côtes-du-Nord, 1882.djvu/38

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chercha du moins à opérer une diversion sur les derrières de Hoche, espérant l’entraîner à sa suite en soulevant le pays entier et en lui coupant toutes les communications.

Mais, ayant deviné ce qui se passait sur la flotte, l’habile général se contenta d’envoyer une colonne, sous les ordres des généraux de Champeaux et Crubelier, à la poursuite de la division de M. de Tinténiac, qui crut un instant au succès de son plan et fit subir aux généraux républicains des échecs à Josselin et à la Trinité ; puis il se jeta ensuite dans les Côtes-du-Nord, avec une partie des chefs de ce département, devenus ses compagnons d’armes.

L’itinéraire qu’il suivit alors n’a pas été très bien indiqué, me semble-t-il, par les auteurs qui en ont parlé. Son apparition à Kerigant quelques jours avant le combat de Coëtlogon autorise à le penser.

M. de Tinténiac fut avisé que M. de Bourmont, venant d’Angleterre, se trouvait au manoir de Kerigant et désirait conférer avec lui. Il s’y rendit avec Mercier, Cadoudal, Le Gris du Val et Saint-Régeant[sic]. Ils furent surpris pendant cette conférence et faillirent tomber entre les mains des Bleus. Ils n’eurent que le temps de se réfugier les uns dans les cachettes de la maison, les autres dans les champs environnants.