Page:Kerigant - Les Chouans - Épisodes des guerres de l’Ouest dans les Côtes-du-Nord, 1882.djvu/44

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cette grande race de preux qui, au XIVe siccle[sic], eut l’honneur de fournir un champion au fameux combat des Trente, si célèbre en Bretagne.

M. de Pontbellanger succéda dans le commandement à M. de Tinténiac, et « l’armée rouge, »[sic] ainsi nommée à cause des vestes rouges dont elle avait été pourvue aux environs de Quiberon, se dirigea par Uzel et la forêt de Lorges sur Quintin. Elle entra dans cette dernière ville le 21 juillet 1795, au moment même où se terminait la fatale expédition de Quiberon.

Quintin avait pour garnison deux compagnies d’infanterie et un détachement de cavalerie, auxquels s’étaient joints quelques habitants. Après un simulacre de résistance, les républicains opérèrent leur retraite dans la direction de Saint-Brieuc.

La ville fut frappée d’une contribution de guerre de cent mille francs ; mais le conseil municipal étant réuni, une députation de trois de ses membres fut envoyée à M. de Pontbellanger, descendu à l’hôtel de la Grand’-Maison[sic]. Je tiens de l’un des délégués, M. Villart, qui a laissé un nom respecté dans le pays, qu’ils furent parfaitement accueillis et n’eurent aucune peine à persuader au chef de l’armée royaliste qu’il était impossible à la ville de satisfaire à ses exigences. La contribution fut réduite à quinze mille francs. Cette