Page:Kipling - Du cran.djvu/108

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intermédiaire qui remplissait ce grand homme de respect. Tout le 47e Postal District retentirait de ce nom, même à l’exclusion du compte rendu des courses, dans ses journaux du soir. Et à son retour du camp, ou peut-être un jour ou deux plus tard, il allait narguer son oncle et échapper pour toujours à l’affaire immonde du vernissage.

Là-dessus il goûta un sommeil généreux et sans rêves jusqu’au soir, où les Pélicans rentrèrent, leurs musettes pleines de spécimens de plantes et d’insectes impropres à la cuisine, et le Morse fit son rapport des faits de la journée du Camp au Chef.

« Attendez un peu, Morse. Vous dites que le Pot a fait pour de bon la cuisine ?

— Mr. Marsh l’a eu comme élève, monsieur. Mais le Pot en a fait une partie — il tenait la poêle au-dessus du feu. Je l’ai vu, monsieur. Et il a fait ensuite la vaisselle.

— Vraiment ? dit le Chef d’un ton allègre. Ma foi, c’est déjà quelque chose. »

Mais une fois le Morse parti Mr. Hale frappa trois fois sur ses genoux nus et se mit à rire, en vrai Scout, sans bruit.