Page:Kipling - Du cran.djvu/140

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— Ce qui suit est pire. Dès qu’ils furent à bord de la pirogue et que les indigènes s’aperçurent qu’ils ne mordaient pas, ils s’attachèrent à eux sans plus de fin. Leur donnèrent à bouffer ainsi que des slips secs et de la noix de bétel à chiquer. De quoi cela retourne, la noix de bétel, Jerry ?

— Agréable et réconfortant. Vous chauffe tout l’intérieur et vous fait cracher rose. Cela n’enivre pas.

— Oh ! Je n’en ai jamais essayé. Bien, alors, il y avait Baxter crachant rose, en slip et dans une pleine pirogue de pécheurs pelungaliens, avec sa chemise en train de sécher à la brise. Vous pigez ! Bien, alors son aéroplane, qu’il croyait avoir assuré au récif de l’île voisine, se mit à « chasser » en mer. Il lui fallait, à ce garçon, avoir l’œil ouvert, je vous le promets. Il voulait que les indigènes tâchent de crocher l’appareil, d’où grande palabre à ce sujet. Eux ne se souciaient pas, cela va sans dire, de se compromettre avec des idoles inconnues. Mais au bout d’un moment, ils armèrent une douzaine de pirogues — non, onze, pour être précis — Baxter était terriblement précis dans ses lettres à sa