Page:Kipling - Du cran.djvu/228

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dit le « subaltern ». Dieu de Dieu, quel pays ! »

La voie ici plongeait carrément sous l’eau, et le jeune Ottley envoya le garde-convoi en avant découvrir l’aiguille destinée à diriger Numéro Quarante sur la voie de garage. Puis il suivit et se rangea avec un plaintif wop ! wop ! wop ! à côté du grand Numéro Vingt-Cinq de quarante-cinq tonnes, à six roues, couplées, à cylindre intérieur de dix-huit pouces, rien que peinture et laque, qui se tenait grondant en tête de la Malle Descendante. Le reste était tout eau — morne, unie, solide, d’un point de l’horizon à l’autre.

La barbe rouge d’Olaf flamboya comme un signal d’alarme, et dès qu’ils furent à portée quelques morceaux bossués de charbon de Giridih sifflèrent à deux doigts de la tête du jeune Ottley.

« Votre ami est-il fou ? dit le « subaltern » en faisant le plongeon.

— Aah ! rugit Olaf. C’est la cinquième fois que vous causez du retard. Trois heures de retard que vous me causez, à moi — Swanson — la Malle. Maintenant je vais perdre encore du temps à vous casser la gueule. »