Page:Kipling - Du cran.djvu/248

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— Et toi ?

— Je supportai la correction. C’était mon père.

— Bien », dit Adam.

Et il retourna sur ses pas sans un mot de plus.

Imam Din le suivit des yeux.

« Un éléphant n’enfante qu’une fois en une vie, mais il enfante des éléphants. Toutefois, je suis content de ne pas être père de porteurs de défense, dit-il.

— Qu’est-ce que c’est que tout cela ? demandai-je.

— Son père l’a battu avec un fouet pas plus gros qu’un roseau. Mais l’enfant n’aurait pas pu faire ce qu’il voulait faire sans sauter à travers moi. Et je pèse pas mal de livres. Regardez ! »

Imam Din recula dans les buissons, et l’herbe foulée montrait qu’il était resté couché le corps enroulé autour de l’ouverture du puits tari.

« Quand on parla de correction, je savais que celui qui s’asseyait au milieu de chevaux comme les nôtres n’était pas quelqu’un à baiser la main de son père. Il aurait pu se détruire. Aussi je me suis couché à cet endroit. »