Page:Kipling - Du cran.djvu/52

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


et peut-être retourneront-ils avertir les rooineks. C’est pourquoi je pense qu’il aurait dû tirer sur eux avant de les laisser arriver au Nek, et bien s’assurer qu’il n’en était parti qu’un ou deux. Cela aurait rendu les Anglais furieux, et ils s’en seraient venus par le découvert se faire tuer par centaines. Puis quand nous nous serions sauvés, ils seraient venus derrière nous sans réfléchir. Si l’on peut faire se presser les Anglais, jamais ils ne réfléchissent. Jan pour une fois s’est trompé.

— Couchez-vous, et priez pour qu’on ne vous ait pas vu du poste d’hélio, grogna Vrooman d’Emmaus. Vous jouez des bras et ruez des jambes comme un rooinek. Quand nous rentrerons je le dirai à Jan, et il vous sjambokera. Tout va bien se passer cependant. Ils vont aller avertir les autres, qui vont se précipiter par ce Nek même. Alors nous pouvons tirer. Maintenant couchez-vous tranquille et attendez. »

« V’la qui n’est pas dans une musette. Nous avons quitté le camp comme qui dirait par la grand’porte. Et i’ nous a fait prendre qué qu’chose comme détour, j’vous en fous mon billet, dit un soldat ruisselant de sueur, en des-