Page:Kipling - Du cran.djvu/53

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cendant de cheval derrière les lignes de l’infanterie. »

« Avez-vous vu notre hélio ? (C’était le Colonel, échauffé d’être descendu au pas de course du poste d’hélio.) Il y avait un tas de Boërs à vous attendre sur le Nek ? Nous les avons vus. Nous avons essayé de vous atteindre avec l’hélio, pour vous dire que nous arrivions à votre secours. Puis nous avons vu que vous ne reveniez pas par ce bout de route plat par où nous avions signalé que vous étiez partis, et nous nous sommes demandé pourquoi. Nous n’avons pas entendu le moindre coup de fusil.

— J’ai fait un détour, sir, et suis rentré par une autre route, dit le Capitaine.

— Par une autre route ! (Le Colonel haussa les sourcils.) Peut-être ne savez-vous pas, sir, que les Boërs ont été en pleine retraite ces dernières trois heures, et que ces gens sur le Nek étaient simplement une arrière-garde mise là pour nous retarder un bout de temps. On voyait cela comme on voulait d’ici. Votre devoir, sir, était de les prendre sur l’arrière, et alors nous aurions pu les balayer de côté. La retraite boër a duré toute la matinée, sir, — toute la matinée.