Page:Kipling - Du cran.djvu/66

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et quand les grands paquebots aux lignes de hublots flamboyants s’amarraient pour la nuit dans Port Diamant, Jim s’en allait à la rame d’un navire à l’autre dans la visqueuse atmosphère de feu et le bourdonnement des moustiques écouter respectueusement tandis que les pilotes conféraient sur les us et coutumes des steamers.

Une fois, et ce fut un régal, son père remmena en aval tout à fait dehors aux Sandheads et au brick des pilotes qui est là, et Jim eut la joie du mal de mer comme le bateau tanguait dans le Golfe. Le bonheur d’être, toutefois, consistait à remonter sur un remorqueur ou un bateau de police de Port Diamant à Calcutta, au delà des « James and Mary », ces sables terribles baptisés du nom d’un bateau royal qu’ils avaient englouti deux cents ans auparavant. Ils sont formés par deux rivières qui se jettent dans le Hugli à six milles l’une de l’autre et déversent leur propre vase à travers la vase du courant principal, de sorte qu’avec chaque changement de temps et de marée les sables se déplacent et se modifient sous l’eau tels des nuages dans le ciel. Ce fut ici (les histoires sonnent