Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/144

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Scène V.


AMÉLIE, LE BARON, LE COMTE DE MULLER.



Le Comte, au baron.

Très-humble serviteur, mon colonel. (à Amélie) Bel astre, permettez que je vous souhaite le bonjour.

(Amélie fait une légère inclination.)

Le Baron.

Bonjour, M. le comte ; il me paraît que quoique à la campagne vous n’aimez pas à vous lever de bonne heure.


Le Comte.

Pardonnez-moi, mon colonel… pardonnez-moi… j’étais debout à huit heures du matin… mais mon coquin de valet-de-chambre m’a joué d’un tour… oh ! un tour abominable ; cela m’a mis dans une colère… une agitation, qu’il m’a fallu plus d’une heure pour me remettre dans mon assiette naturelle… et même… encore…


Le Baron.

Peut-on Savoir la raison ?


Le Comte.

Est-ce Vénus ? Est-ce Hébé ? sont-ce les Graces qui…


Le Baron, l’interrompant.

Eh ! mon Dieu, non, M. le comte… Ce n’est que ma fille… tout simplement ma fille… Mais dites-nous de grâce…