Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/149

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un peu rude pour une santé aussi délicate que la mienne… il faut des nerfs… et je n’en ai point. D’ailleurs je ne suis point heureux… deux ou trois fois j’ai voulu essayer. Mais le hasard ne m’a jamais servi… Je n’ai jamais rien tué.


Henri, annonçant.

Monsieur Erman.


Le Baron.

Faites entrer. (au comte) Allons, comte, ne perdons pas de temps… allez endosser votre superbe habit de chasse. Dans un moment, je suis à vous.


Le Comte.

J’y vais, mon colonel, j’y vais… (à Amélie) Pardonnez, mon adorable, si je quitte un instant vos beaux yeux ; c’est un sacrifice que je dois à M. votre père, et dont j’espère que vous voudrez-bien me tenir compte. (Il sort en s’inclinant profondément.)




Scène VI.


LE BARON, AMÉLIE.




Le Baron.

Ma chère enfant, j’ai deux mots à dire en particulier à M. Erman… éloigne-toi un moment… J’ai… indépendamment de ce qui te regarde, à l’entretenir aussi pour mon compte. Je te rappellerai dans la minute.


Amélie.

Mon cher père, croyez-vous que je puisse jamais aimer le comte de Muller ?