Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/18

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


avec des appointemens considérables. Après la mort de ce souverain, Kotzebue se rendit à Weimar, de là à Berlin, fît un voyage à Paris, retourna en Prusse, où il entreprit un journal intitulé le Sincère, et commença dès-lors une carrière politique qui excita contre lui toute l’inimitié d’un parti dont il a fini par être la victime.

Kotzebue fut assassiné à Manheim le 23 mars 1819 par un étudiant de l’université d’Erlangen, dans la poche duquel ou trouva un billet contenant ces mots : Sentence de mort d’Auguste de Kotzebue. Voici de quelle manière parle de cet événement déplorable l’auteur d’un ouvrage qui a paru à Londres, dans le courant de l’été dernier.

« Le jeune étudiant de théologie, Charles-Louis Sand, est né d’une famille très-respectable à Weisendel, dans le margraviat de Bareuth. Sa modestie et sa douceur étaient si grandes, qu’il se faisait aimer de tous ceux qui l’approchaient. Ses études étant terminées, il quitta Jéna à pied, sans faire ses adieux à personne, ni communiquer ses intentions. Il arriva à Manheim, où il s’annonça comme étudiant d’Erlangen et sous le nom de Henriks. Dès son arrivée, Sand s’informa de la demeure de Kotzebue, et il se présenta chez lui un matin, à deux reprises, prétendant qu’il avait à lui remettre des lettres de sa mère ; mais il ne put être reçu. Sand retourna à son hôtel, ou il dîna avec beaucoup d’appétit ; et après, il retourna chez Kotzebue. Un domestique fut l’an-