Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/192

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jeune personne qui m’a paru un ange descendu du ciel, dont l’âme sensible et compatissante a si fort remué la mienne ?


Erman.

Est sa fille, mademoiselle Amélie.


Frédéric.

Ah ! fort bien : mais… Pardon, monsieur, si je vous accable de questions peut-être importunes ! Un seul mot encore, je vous prie. Lors de la rencontre que je fis de M. le baron à la chasse, j’ai vu, il me semble, à côté de lui, un jeune homme. Serait-ce ?…


Erman.

Oh ! non : ce j eune homme ne lui est rien ? et ne lui appartiendra jamais, j’espère.


Frédéric, à part.

Ô Dieu ! je te rends grâces ! (haut) Je vous suis obligé, monsieur, des instructions que vous avez bien voulu me donner. Elles sont plus importantes pour moi que vous ne pensez. Je voudrais pouvoir vous témoigner ma reconnaissance : hélas ! je n’ai rien, je ne puis rien, et mon amitié n’est pas d’un prix digne de vous être offert.


Erman, lui tendant la main.

Mon ami, je l’accepte : je fais plus, je vous la demande. Les sentimens doivent rapprocher les états comme les cœurs. Ceux que vous venez de manifester vous ont valu mon affection… et, si je puis vous être utile…


Frédéric, l’interrompant.

Vous le pouvez… Procurez-moi le moyen de