Page:Kotzebue - Supplement au theatre choisi.djvu/197

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.






Scène VI.


LE BARON, AMÉLIE.



Le Baron.

Va ! puisses-tu nous quitter pour toujours ! Quelle tête !


Amélie.

Mon cher père ! jamais je n’épouserai le comte de Muller.


Le Baron.

Oh ! jamais, je t’assure. Je te défends même d’y penser.


Amélie.

Cette défense n’est pas nécessaire, car je ne puis le souffrir. Il m’a laissé une impression si désagréable, que je voudrais savoir ce qu’il faut faire pour la détruire.


Le Baron.

Rien du tout : cette impression s’effacera insensiblement.


Amélie, d’un air timide et embarrassé.

Il est bien plus facile et bien plus doux d’aimer.


Le Baron.

Sans contredit.


Amélie.

On aime et l’on hait souvent, sans savoir pourquoi, ni comment ; mais ici c’est toute autre chose : mon antipathie, par exemple, pour le comte de Muller est fondée.


Le Baron.

Oh ! très-fondée.