Page:L'Épée-Bébian.- Art d'enseigner aux sourds-muets, 1820.djvu/77

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gloire, qu’il n’avait point ambitionnée, vint couronner ses travaux. Elle n’a confié ni au marbre ni à l’airain le soin de perpétuer sa mé-

    rance que son institution serait conservée. Elle fut en effet établie aux frais de l’État par une loi du 21 juillet 1791. Le nombre des places gratuites fut d’abord de vingt-quatre ; mais plus tard, la Convention, par un arrêté du 16 nivôse an III, porta ce nombre à soixante. Le gouvernement vient d’accorder une augmentation de fonds pour soixante demi-bourses, quarts de bourses, ou trois-quarts de bourses. On reçoit aussi dans l’Institution des élèves payant pension.
    Les places gratuites sont moitié à la nomination du ministre de l’intérieur, moitié à la nomination de l’administration, qui est formée d’un conseil de cinq membres choisis dans les plus hautes classes de la société.
    La direction générale de l’instruction est confiée aux soins de M. l’abbé Sicard. M. l’abbé Salvan, second instituteur, est chargé spécialement de l’instruction des demoiselles, qui occupent un bâtiment tout à fait séparé. Il est secondé par deux répétitrices, Mlles Duler et Salmon.
    Le censeur des études est chargé, sous l’autorité de M. l’abbé Sicard, de diriger les études des garçons, pour lesquels il y a trois répétiteurs, M. Massieu, sourd-muet, M. Paulmier et M. l’abbé Huillard. Il y a de plus, dans l’Institution, des ateliers où les élèves font l’apprentissage d’un métier qui puisse assurer leur existence quand ils sont sortis de l’Institution.