Page:L’Érotin - L’Amour paillard, 1941.djvu/20

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 18 —


la donnera sans qu’on la demande ; montrons-nous discrets et convenables.

— N’aie pas peur, ma poulette, on sait bien ce qu’est la vie ! Arthur l’assomme, elle se console avec un tout jeune, cela ne nous regarde que pour nos intérêts. Je ne l’ai pas bien reluquée, mais il me semble qu’elle est munie de tout ce qu’il faut pour patiner et rigoler.

— Patiner et rigoler, c’est chose qui appartient ici à ce dindon d’Arthur, et aussi au petit jeune homme.

— Bah ! et à d’autres, ma belle.

— En voudrais-tu tâter, par hasard ? Si je le savais, monstre d’homme, il n’y aurait plus jamais rien entre nous, et je ne figurerais plus dans aucune de vos scènes !

— Ne te fâche pas, ma bichette, on peut être aimable avec les dames sans pour cela leur apporter ce qui appartient à ma cocotte en sucre Thérèse, ainsi qu’à Lina et Léa.

— Bon, bon, tu es prévenu ; passe-moi la blouse, et cache le godemiché pour le cas où on le demanderait.

Thérèse était toute nue, avec des chaussettes noires et des petits souliers découverts ; son mari lui remit une blouse de soie bleue qui tombait jusque sur les genoux, et qu’elle