Page:L’Œuvre de P.-C. Blessebois, 1921.djvu/177

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LE RUT OU LA PUDEUR ÉTEINTE


Et jamais la fouteuse et lubrique Amarante
N’avait vu dans son c.. si fortement pleuvoir.
Un flic-flac redoublé formait un doux murmure,
Et l’ahan de leur cul en arracha main pet
            Tel qu’un brave canon les fait,
Quand le salpêtre sort de sa large embouchure.


Après qu’ils eurent donné à M. de la Graverie les louanges qu’il méritait, le baron de Samoi, qui ne vivait plus que d’intrigues et qui crut pouvoir tirer quelque chose d’Amarante, après en avoir fait l’histoire à son frère, leur parla ensuite en ces termes : « Vous cherchez compagnie, et, l’un et l’autre, cela vous est indifférent de quelle trempe elle soit, pourvu qu’elle entende l’art de sacrifier l’honneur au ressentiment du vice, et qu’elle sache suppléer par son adresse aux trop grands appétits de votre printemps qui traîna encore longtemps sa fin après celle de votre bien. Qui vous empêche donc de tenir bordel et de faire jouer les ressorts de votre piperie sur les dupes du siècle ? C’est une grande folie que de s’arrêter au scrupule, et les gens de qualité, dont nous sommes du nombre, seraient fâchés si le sort leur avait donné une femme, ou à elle un mari, dont la sagesse pût être funeste à l’inclination d’être à la mode. Amarante m’a tantôt confessé qu’elle est la seule personne qui ait fait écrouer Céladon ; il faut qu’elle le décharge, et je la marierai sur-le-champ avec vous, de même que j’ai fait tant de fois pour