Page:L. Remacle - Dictionnaire wallon et français, 1823.djvu/148

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CO

Corwaie, s. f. Corvée, travail et exercice qui était dû gratuitement au seigneur par ses vassaux ; droit aussi odieux qu’il était absurde ; usurpation atroce ; privilège révoltant ; prétendue redevance que l’infortune avilie devait à des tyrans subalternes. On donne encore le nom de corvée aux réparations locales qui se font sans rétribution. — Fè inn corvaie : Faire une course inutile, à contre-cœur.

Coslé, v. a. n. Cochonner, se dit de la truie qui fait ses petits : Faire salement et grossièrement un ouvrage, le gâter, fam.

Coslaie, s. f. Cochonnée, ce qu’une truie fait de cochons en une portée.

Coss, s. m. Coût, ce qu’une chose coûte. — Li coss fait piett li goss : Le coût fait perdre le goût.

Cosset, s. m. Cochon de lait, petit cochon, — Fig. Jeune saligaud.

Cossin, s. m. Oreiller ; coussin ; coussinet, petit coussin ; grosse pelotte.

Costé, s. m. Côté, partie droite ou gauche de l’animal ; partie quelconque du corps. — Doirmi soss costé : Dormir sur un côté. Si t’ni le costé po rîr : Se tenir les côtés pour rire ; rire avec excès. — Gi vieret d’ké costé kil vain vein : Je verrai de quel côté vient le vent, j’examinerai les choses avant de prendre un parti. — Mett inn pititt sakoi sol costé : Mettre quelque argent de côté, en réserve.

Costé. v. n. Coûter, être acheté à un certain prix. — Soula li coss bein de ponn et de coreg : Cela lui coûte bien des peine, des soins, et des courses.

Costeg, Voy. Coss.

Costeu, adj. Coûteux, qui cause de la dépense.

Costumm, s. f. Coutume, usage, habitude. — La coutume, par un fréquent usage, conduit à L’habitude ; alors tout se fait en jouant. L’usage introduit la coutume, le non usage finit par l’abroger.

Costeur. Costâr, s. f. Couture, assemblage de deux choses avec une aiguille et du fil ; cicatrice qui reste d’une plaie ; Batt à platt costeur : Battre à plate couture, t. militaire.

Costir. Costî, s. f. Couturière, qui travaille en habit de femme. Neur costir : Couturière en robe. — Blank costir : Couturière en linge.

Cotiné. Cotoné (s), v. p. Se cotonner, se couvrir, en se relevant, d’un petit duvet ; il se dit en parlant de draps, etc. se cotonner se dit en français du duvet des imberbes.

Cotrai, s. m. Épervier, sorte de filet pour pêcher des poissons. — Geté l’cotrai : Jeter l’épervier en l’ouvrant.

Cott, s. f. Jupe, jupon. — Cott di d’zo : Cotillon. — Habit d’homme, le t. est vieux. — Aimé le coûtte cott : Aimer les cotillons, les femmes, les grisettes.

Cotthai, s. m ; Closeau. Voy. Cortî.

Coturî, Parmetî, s. m. Tailleur pour homme.

Cou, s. m. Cul, le derrière : les fesses, le fondement ; le postérieur. — Cou d’chapai : Forme de chapeau, carre de chapeau ; — Ess à cou : Être à cul, sans