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reconstruction de Saint-Georges suivit de près sa dévastation [1].

Toujours est-il que, dans le courant du xiiie siècle, de puissantes familles vinrent au secours de l’abbaye, qui compta parmi les religieuses chargées de la gouverner et de réparer ses pertes, Alix de Champagne, deux filles de la maison d’Erbrée, Agnès et Guyotte ; enfin, Catherine de Mathefelon, qui mourut en 1317, après avoir achevé la restauration des bâtiments de l’abbaye.



CHAPITRE VI.
L’Abbaye sous les ducs de la Maison de Dreux. — Saint-Sauveur et Saint-Pierre-du-Marché. — Les chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Tinténiac. — La léproserie de Tinténiac. — Bail d’une église et de ses revenus. — Rente sur la Cohue de Rennes. — Paix à la fin du XIIIe et au XIVe siècle. — Julienne du Guesclin. — Les moulins de Joué. — Les ducs de Berry et de Bourgogne à Saint-Georges. — Le droit de coutume à Rennes. — La foire de la mi-carême et la chevauchée. — Le fief au cheval. — La prieure de Tinténiac. — Le droit de pêche sur la Vilaine. — Les aveux de Saint-Georges.

Les droits et les possessions de l’abbaye de Saint-Georges souffrirent plus d’une atteinte au temps où Pierre de Dreux, donnant carrière a son humeur égoïste, inquiète et impérieuse, exerçait son despotisme tracassier aux dépens des biens et privilèges des évêques, des moines et des clercs de son duché, après avoir bataillé contre les seigneurs et les barons.

  1. Voir Le Baud, d’Argentré, D. Lobineau.