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CHAPITRE X.

Le sceau de Saint-Georges. — L’Évangéliaire du XIe siècle.

Je l’ai déjà fait observer : les débris palpables des antiques constructions contemporaines de la fondation de l’abbaye de Saint-Georges ont malheureusement disparu. Le temps, les hommes dont l’action est plus destructive encore, n’en ont pas laissé subsister le moindre vestige.

Si ces ruines vénérables nous font complètement défaut, il n’en est pas tout à fait de même des objets mobiliers, qui nous reportent aux origines du vieux monastère bénédictin d’Adèle de Bretagne. Ne sont-ils pas, dans leur genre, une sorte de monuments ?

J’en indiquerai deux : ce sont les plus curieux et les plus intéressants que je connaisse.

Le premier est le sceau de l’abbaye. On le conserve au Musée archéologique de la ville.

La matrice du sceau est en cuivre, la forme du sceau est orbiculaire, comme tous les sceaux du xie siècle. Il représente un cavalier, la tête coiffée d’un heaume pointu, tenant du bras droit sa lance en arrêt que décore un pennon, couvrant son bras gauche d’un bouclier ovoïde terminé en pointe aiguë, a ombilic saillant et radié. C’est tout a fait le type des personnages de la fameuse tapisserie de Bayeux.

Autour de la figure, sur le rebord du sceau, se développe la légende en écriture capitale mêlée d’onciale.

En voici le texte : HOC.SIGLNV(lum).SCI.P(Per)PENDAS. ESSE.GEORGII. — C’est un vers latin hexamètre que l’on peut traduire ainsi :