Page:La Femme grenadier.djvu/119

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Vous eûtes la bonté de vous charger de cette infortunée : sans doute un sentiment plus fort que la pitié vous inspira cette bonne action. Lorsque la réquisition vint, votre douleur vous fit m’avouer qui vous étiez ; votre nom que vous me déclarâtes, fût un trait de lumière pour moi ; j’allai consulter le contrat, et je vis que c’était le même ; j’en fis part à monsieur votre frère, qui me recommanda de vous instruire de cet événement. Voici, mademoiselle, le contrat que monsieur votre père fit à la malheureuse Julie ; Célestine est sa fille naturelle, et conséquemment votre sœur.

Je ne pouvais revenir de mon étonnement ; je remerciai M. Durand des soins qu’il avait donnés à cette infortunée, et je pris de nouveau l’engagement de ne jamais abandonner ma petite Célestine.