Page:La Femme grenadier.djvu/174

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résistance à madame la marquise de Roucheterre. Madame de Roucheterre, m’écriai-je ! Est-elle la maîtresse ici ? Oui. La connaissez-vous ? De nom ; mais j’ai eu des liaisons avec des personnes de sa famille. Il nous quitta ; et un moment après vint nous reprendre pour nous conduire devant ma tante ; car madame de Roucheterre était la sœur de mon père. Je ne l’aurais pas su, que sa parfaite ressemblance avec M. de Chabry, me l’eût fait soupçonner ; elle nous reçut avec toute la hauteur d’une marquise bretonne, me questionna sur mes liaisons avec sa famille. Je lui répondis que j’avais été élevé dans le même collège que monsieur le vicomte de Chabry, que l’amitié la plus vive nous unissait, que nous ne nous étions quittés qu’au moment où, sous un nom supposé, il avait été obligé de partir