Page:La Femme grenadier.djvu/235

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qu’ils me devaient leur bonheur. La jeune veuve qui nous avait si bien accueillis, vint aussi jouir, disait-elle, du plaisir de me voir ; elle tenait un jeune enfant, nouveau né, dans ses bras ; elle m’apprit qu’elle avait épousé le maire, et que son sort était digne d’envie. Je souhaite, ajouta-t-elle, que la paix vienne bientôt nous rendre la joie et le bonheur, que vous preniez une femme, et qu’elle vous donne des enfans aussi vertueux que vous. Durand et Lavalé me regardèrent en souriant. Je remerciai ces bonnes gens des marques d’amitié qu’ils me prodiguaient, le détachement s’en trouva fort bien. On lui fit faire halte, et l’on nous apporta tout ce qu’on put trouver de meilleur.

Le soir, nous quittâmes le village comblés de bénédictions. Je leur promis que je les reverrais bientôt.