Page:La Femme grenadier.djvu/51

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retirer à la campagne ; que madame Bontems serait la maîtresse de la maison, que mon frère y serait mon frère, et que nous passerions pour ses neveux ; qu’alors, la contrainte serait moins grande ; qu’il ne m’en coûterait pas beaucoup pour donner à madame Bontems les soins d’une parente : l’attachement qu’elle nous portait, m’engageant à la regarder comme une seconde mère, que le destin m’avait donné pour apporter un peu de soulagement aux maux qui nous accablaient.

Dorimond, approuva ma résolution, et nous convînmes que, dès le lendemain, muni des petites affiches, il irait visiter les environs de Paris, et nous chercher une habitation. Le bon Dorimond nous offrit sa bourse en nous assurant qu’il se croirait trop heu-