Page:La Pérouse - Voyage de La Pérouse, Tome 1.djvu/10

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
iii
PRÉFACE.

et forte des voyageurs, qui n’auraient rien dit qu’ils n’eussent eux-mêmes éprouvé.

En cédant, non sans peine, aux sollicitations qui m’ont fait entreprendre cette tâche pénible quoique honorable, je ne me suis point dissimulé les difficultés que je devais rencontrer dans un travail dont il était difficile d’embrasser également toutes les parties.

Le public regrettera sans doute avec moi, que l’ex-ministre de la marine Fleurieu, aujourd’hui membre de l’institut national et du bureau des longitudes, savant d’un mérite rare et distingué, qui avait bien voulu se charger d’abord de la rédaction de cet ouvrage, ait été forcé par les circonstances de l’abandonner.

Le même intérêt qui m’avait fait manifester, à la tribune de l’Assemblée constituante, le plus grand zèle pour la publication de ce voyage au profit de l’estimable veuve de la Pérouse, me fit chercher à diriger le choix du gouvernement sur un marin capable de remplacer celui qui avait été d’abord nommé pour le rédiger :