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DE LA PÉROUSE.

la côte du Nord-Est, de l’Est et du Sud du Japon ; et selon que, en avançant dans la saison, il trouvera des vents plus ou moins favorables, des mers plus ou moins difficiles, il étendra ses recherches sur les îles à l’Est et au Sud de celles du Japon, et sur les îles de Lekeyo, jusqu’à Formose.

Quand il aura terminé cette reconnaissance, il relâchera à Macao et Canton (ou à Manille, suivant les circonstances).

Ce port sera le sixième rendez-vous, en cas de séparation.

On présume qu’il doit y être rendu vers la fin de l’année 1787.

Il fera réparer et ravitailler ses bâtimens, et attendra, dans le port, le retour de la mousson du Sud-Ouest, qui est ordinairement établie au commencement de mars. Il pourra cependant retarder son départ jusqu’au 1er d’avril, si ses équipages ont besoin d’un plus long repos, et si, d’après les informations qu’il aura prises, il juge que la navigation vers le Nord serait trop pénible avant cette époque.

De quelque durée que soit son séjour, en quittant ce port, il dirigera sa route pour passer par le détroit qui sépare l’île de Formose de la côte de la Chine, ou entre cette île et celles qui en sont à l’Est.

Il visitera avec prudence la côte occidentale de Corée, et le golfe de Hoan-Hay, sans s’y engager trop avant, et en se ménageant toujours la faculté de pouvoir doubler facilement, avec les vents de Sud-Ouest ou de Sud, la côte méridionale de Corée.

Il reconnaîtra ensuite la côte orientale de cette presqu’île,