Page:La Pérouse - Voyage de La Pérouse, Tome 1.djvu/105

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
26
VOYAGE

celle de la Tartarie, où se fait une pêche de perles, et celle du Japon à l’opposé. Toutes ces côtes sont absolument inconnues aux Européens.

Il passera le détroit de Tessoy, et visitera les terres désignées sous le nom de Jesso (note 45), et celle que les Hollandais ont nommée terre des États, et les Russes, île de Nadezda, sur lesquelles on n’a encore que des notions confuses, d’après quelques relations anciennes que la compagnie hollandaise des Indes orientales a laissé transpirer, mais dont l’exactitude n’a pas été vérifiée.

Il achèvera de reconnaître celles des îles Kuriles (note 44) qu’il n’aurait pas pu visiter dans le mois de novembre précédent, en venant d’Avatscha à Macao. Il débouquera entre quelques-unes de ces îles, aussi près qu’il pourra de la pointe méridionale du Kamtschatka ; et il mouillera dans le port d’Avatscha, septième rendez-vous en cas de séparation.

Après s’y être réparé et approvisionné, il reprendra la mer dans les premiers jours d’août.

Il viendra se mettre par la latitude de 37 degrés ½ Nord, sur le méridien de 180 degrés.

Il fera route à l’Ouest, pour rechercher une terre ou île qu’on dit avoir été découverte en 1610 par les Espagnols (note 48) ; il poussera cette recherche jusqu’au 165e degré de longitude orientale. Il se dirigera ensuite dans le Sud-Ouest et Sud-Sud-Ouest, pour reconnaître les îles éparses situées sur cette direction, au Nord-Est des îles des Larrons ou îles Mariannes.