Page:La Pérouse - Voyage de La Pérouse, Tome 1.djvu/12

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PRÉFACE.

funestes à mes successeurs : mais choisissez un rédacteur versé dans les sciences exactes, qui soit capable de calculer, de combiner mes données avec celles des autres navigateurs, de rectifier les erreurs qui ont pu m’échapper, de n’en point commettre d’autres. Ce rédacteur s’attachera au fond ; il ne supprimera rien d’essentiel ; il présentera les détails techniques avec le style âpre et rude, mais concis, d’un marin ; et il aura bien rempli sa tâche en me suppléant, et en publiant l’ouvrage tel que j’aurais voulu le faire moi-même ».

Ce vœu m’ayant servi constamment de règle, je déclare à ceux qui, dans leurs lectures, n’ont d’autre objet que leur amusement, qu’ils ne doivent pas aller plus loin ; je n’ai point travaillé pour eux, mais seulement pour les marins et les savans. J’ai cherché dans un ouvrage où le fond doit l’emporter sur la forme, et où la fidélité dans les faits et l’exactitude dans l’expression sont les qualités les plus importantes, à être clair et précis ; je n’ai rien sacrifié à la grâce aux dépens