Page:La Pérouse - Voyage de La Pérouse, Tome 1.djvu/24

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DISCOURS PRÉLIMINAIRE

DU RÉDACTEUR.


LEurope entière, en accueillant les relations des derniers voyages autour du monde, a paru manifester son vœu pour le progrès des sciences physiques et naturelles : mais, il faut l’avouer, parmi les nombreux amateurs des ouvrages de ce genre, les uns n’ont en vue que le simple amusement ; d’autres veulent établir, par une comparaison orgueilleuse entre nos usages, nos mœurs, et ceux des sauvages, la supériorité de l’homme civilisé sur les autres hommes : les savans seuls, et c’est le petit nombre, y cherchent et trouvent presque toujours des matériaux qui doivent servir à accroître leurs connaissances.

Les relations des voyages de découvertes peuvent être comptées parmi les livres les plus intéressans de l’histoire moderne : l’homme,