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DISCOURS

années, des intérêts d’une autre importance, et une guerre dispendieuse essuyée pour les soutenir, ne l’occupaient toute entière et ne concentraient tous ses moyens : mais la paix, rappelant en grande partie l’attention du gouvernement sur les sciences et les arts, nous promet de nouvelles expéditions à leur profit.

Lorsque ces entreprises sont faites dans de grandes vues, toutes les sciences y gagnent. Quoique le philosophe aime peu à se déplacer, le résultat des voyages n’en devient pas moins son domaine : prompt à recueillir les observations du marin, il s’empare de ses idées, les développe, les lie au système général en analysant et classant les sensations qui les ont fait naître, et donne ainsi à toutes les parties de la science une nouvelle vie.

Si la navigation ainsi agrandie doit contribuer puissamment à reculer les limites des connaissances humaines, c’est au gouvernement à provoquer à cet égard les efforts du talent, à récompenser ses succès, à recueillir et publier