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PRÉLIMINAIRE.

les découvertes, à recevoir et réfléchir toutes les lumières de la pensée et les vues du génie, et à s’attacher, sur tous les points du globe, les hommes qui par leur mérite et leurs travaux appartiennent à tous les pays comme à tous les siècles, sans égard à leur opinion sur des événemens déjà loin de nous, et dont on ne doit voir que le résultat qui peut devenir favorable lors de la paix générale, à l’exécution du plan proposé.

Ce plan entraînerait l’examen de quelques questions importantes de géographie, et notamment de celle d’un méridien universel ; car il n’est aucun géographe qui n’ait éprouvé les inconvéniens de la différence des méridiens auxquels les cartes ont été soumises. Il faut sans cesse être en garde contre des erreurs ; la moindre comparaison à établir entre les méridiens oblige à des additions ou à des soustractions. Ce vice provient de ce que les navigateurs ont employé respectivement, dans la formation de leurs cartes, le méridien adopté par leur nation, ou souvent même en ont pris de particuliers. D’un autre côté,