Page:La Pérouse - Voyage de La Pérouse, Tome 1.djvu/38

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
xxxi
PRÉLIMINAIRE.

dans sa révolution annuelle, n’a pu s’y prêter. Puisqu’il est donc dans la nature une limite où s’arrête le calcul décimal, et qu’il ne peut diviser la période d’une révolution solaire, pourquoi serait-il adapté à la division du cercle ?

On dira que cette division du cercle en 400 degrés se lie parfaitement à celle du jour en dix heures, de l’heure en 100 minutes, et de la minute en 100 secondes ; ce qui fait correspondre un degré du cercle à deux minutes et demie de temps. On observera encore, avec raison, que la base de toutes les mesures, appelée mètre, étant prise dans la nature et formée de la dix-millionième partie du quart du méridien, il en résulte une division décimale naturelle, puisque le degré se trouve avoir cent mille mètres, ou vingt lieues de cinq mille mètres chacune : mais ces avantages, et celui d’offrir en général une échelle constante dans le degré et ses subdivisions, ne peuvent détruire les inconvéniens qui résultent des changemens proposés.

La grande idée de rendre les poids et mesures