Page:La Revue blanche, t27, 1902.djvu/528

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main matin, j’eus conscience d’avoir trouvé enfin ma vocation légitime. Je ne représentais que des nouvelles, et des nouvelles émouvantes surtout, c’était le desideratum d’un journal et je me reconnus particulièrement doué pour l’approvisionner. M. Lebon déclara que j’étais un aussi bon reporter que Dan. Je ne demandais pas de plus grand éloge. Avec un pareil encouragement, je me sentais capable de prendre la plume et de massacrer tous les émigrants dans la prairie, si besoin était et si l’intérêt du journal l’exigeait.

(À suivre.) Mark Twain

Traduit de l’anglo-américain par Henri Motheré.