Page:Labelle, Choquette - Rapport sur les stations agronomiques d'Ottawa et Guelph, Rapport sur diverses stations agronomiques des États-Unis, 1889.djvu/11

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Un « Bulletin » publié à peu près chaque mois, au fur et à mesure de l’achèvement des travaux, contient le compte-rendu des recherches entreprises, soit au laboratoire, soit au jardin, soit à l’étable d’expériences, avec tous les détails que comporte l’expérience agricole rigoureusement scientifique.

Les blés d’automne et de printemps, l’orge, l’avoine, les matières fertilisantes, les cendres lessivées et non lessivées, les sols, les silos, les fourrages verts, la production du lait et du beurre, l’engraissement du bétail, etc., forment dans le dernier rapport (1887) le sujet de plusieurs pages très intéressantes. Les cultivateurs d’Ontario possèdent une encyclopédie de connaissances agricoles pratiques dans la collection des Rapports annuels.

La partie extérieure de la station agronomique se compose du jardin et de l’étable d’expériences et de l’installation météorologique.


JARDIN D’EXPÉRIENCES


Le jardin d’expériences présente une longue ligne de parcelles de terre séparées les unes des autres par un petit sentier, sorte d’isolateur. Chaque parcelle, composée d’un sol connu et analysé, reçoit une semence dont on suit attentivement la croissance.

L’épreuve d’un grain se fait dans plusieurs parcelles fumées différemment (voir le diagramme ci-dessous.)

On note exactement le nombre de jours que demande ce grain pour arriver à parfaite maturité, le nombre de tige et de grains que produit un seul grain, le poids relatif de la paille et du grain, la quantité d’aliments chimiques qu’il enlève au sol, etc., etc.

Ces recherches sont considérées comme formant une partie essentielle de celles que l’on poursuit dans une station agronomique, elles rendent de grands services.