Page:Labelle, Choquette - Rapport sur les stations agronomiques d'Ottawa et Guelph, Rapport sur diverses stations agronomiques des États-Unis, 1889.djvu/9

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cinales : le cabinet du directeur, le laboratoire privé, la salle des conférences, disposée en amphithéâtre, la salle de travail des étudiants, la chambre des balances et la décharge. Chacune de ses pièces est pourvue d’appareils perfectionnés pour les travaux de tout genre dans le département de la chimie. Le souterrain, haut, spacieux, pavé en ciment sera utilisé pour le traitement des phosphates et pour la préparation des engrais chimiques ; on y fera aussi les expériences sur le lait et sur le beurre.

Une disposition ingénieuse dans la salle des conférences, permet de conduire à l’extérieur les vapeurs et les gaz délétères, corrosifs ou d’une odeur désagréable. Les appareils sont montés dans le voisinage d’un large conduit qui, descendant sous le plancher, va déboucher au pied de la cheminée du laboratoire. Une grande caisse vitrée recouvre les appareils et l’ouverture du conduit. La marche des expériences demeure ainsi visible et les vapeurs accumulées sous la caisse sont rapidement entrainées par le tirage de la cheminée et chassées à l’extérieur

Dans un laboratoire d’analyses, cette disposition peu encombrante et peu coûteuse, permet l’usage d’une seule salle pour divers travaux. On n’a plus à craindre la présence des gaz légers v. g., l’ammoniac, qui gêne si souvent l’analyste dans les dosages délicats.

Les divers bains-marie sont chauffés par une seule fournaise à vapeur. Celle-ci fournit en même temps l’eau distillée à raison de deux gallons à l’heure.

Les compositions chimiques, les réactifs, les dissolvants, réunis dans une seule armoire, forme demi-cylindre, sont à la portée du chimiste et des assistants.

On n’emploie que les balances Becher : une est à court levier. Le professeur James préfère cette dernière et la recommande.

Les méthodes analytiques employées dans ce laboratoire ne diffèrent pas généralement de celles indiquées dans les traités spéciaux. Quelques-unes cependant sont pratiquées d’après les avis donnés par les experts du ministère de l’agriculture de Washington. Le nombre considérable des stations agronomique établies dans les États-Unis a nécessité la création à Washington, d’un bureau spécial ayant pour but de contrôler les méthodes des chimistes tant de l’Europe que de l’Amérique. Ce bureau publie des bulletins périodiques qui forment de véritables traités d’analyses chimiques et qui font autorité