Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/129

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Colombe, baissant les yeux.

Je ne peux pas le dire.


Scène II

Colombe, Le Chef de gare, Ginginet

Ginginet entre par le fond avec une ombrelle rose ; il est ruisselant d’eau.

Ginginet, se secouant.- Quel temps ! ça tombe à verse !


Colombe, l’apercevant et se jetant dans ses bras.

Ah ! mon maître ! mon bon maître !


Ginginet.

Colombe ! (Cherchant à se dégager de son étreinte.) Fiche-moi donc la paix ! Voyons !… ce sont des bêtises, ça !


Colombe.

Je vous ai cru mort ! (Pleurant.) Je me disais : Quel malheur ! une si bonne place !


Ginginet, ému.

Brave fille ! cours bien vite au-devant de ces dames… avec ton parapluie… Elles se sont mises à l’abri dans la cabane du cantonnier.


Colombe.

Tout de suite ! Je vas embrasser Madame !

Elle ouvre son grand parapluie rouge et veut sortir par le fond ; mais la porte est trop petite pour laisser passer le parapluie ouvert.


Ginginet, la voyant.

Ferme donc ton parapluie, grande bécasse. (Colombe ferme son parapluie et sort.) Il n’y avait qu’une ombrelle… je l’ai prise… (Haut.) Monsieur le chef de gare, pouvez-vous me dire si ma voiture…

On entend la sonnerie du télégraphe.


Le Chef de gare.

Pardon… une dépêche… (Allant au télégraphe.) Arrêtez