Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/19

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Tapiou.

Dame ! Je n’en sais rien !


Jules.

Tu m’arraches mes confidences… Retourne à ton guichet… te faire gratiner !


Tapiou, retournant à son guichet.

Il est malhonnête… C’est un homme comme il faut…


Jules, achevant de lorgner.

Rien de potable… Je file… je vais sonder le Crédit foncier. (Apercevant une jeune dame qui entre et va s’asseoir sur un banc.) Très gentille !… très gentille !… (Prenant un bordereau et s’approchant de la dame.) Madame désire-t-elle un bordereau ?


La Dame, sèchement.

Monsieur…


Tapiou, à part.

Il commence son truc.


Jules, à la dame.

Si je puis vous aider de mes conseils… J’ai la grande habitude…


La Dame, sèchement.

Merci, monsieur, je suis une honnête femme… J’attends ma mère. (Apercevant un jeune homme qui entre au troisième plan gauche.) Ah ! Ernest !

Elle lui prend le bras et disparaît avec lui par le troisième plan gauche.


Jules.

Complet !… Elle appelle ça sa mère… La mère Ernest !