Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/21

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Tapiou.

Allez vous asseoir, que l’on vous appellera.


Bernardon.

Qui est-ce qui se permet de jeter des pelures de pomme sur le parquet de l’administration ?


Tapiou.

Est-ce que ça vous regarde ? C’est-y vous qu’êtes chargé de balayer ?…


Bernardon.

Insolent !


Tapiou.

Vieil empaillé !

Pauline, qui est entrée depuis quelques instants du troisième plan gauche, allant droit au guichet, reprend les assiettes.


Bernardon.

Vieil empaillé !… Tu te souviendras de moi… je vais demander ton renvoi immédiat au conseil d’administration ! Traiter de la sorte un employé supérieur !


Tapiou, à part.

Ah ! bigre !


Pauline, à part.

Nous voilà bien ! (Haut, s’approchant de Bernardon.) Il faut l’excuser, monsieur l’employé supérieur… il est manchot…


Tapiou.

Du bras gauche… pour le moment.


Bernardon, à Pauline.

Qu’est-ce que vous voulez, vous ?


Pauline.

C’est moi qui porte le déjeuner aux employés.