Page:Labiche, Delacour, Choler - Les Chemins de fer, 1867.djvu/23

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Pauline.

Bien, monsieur Bernardon, à quatre heures… (Bas à Tapiou en passant près de lui.) Tu viendras me prendre à quatre heures… j’ai une course à faire…


Tapiou.

Et ma place ?


Pauline.

Tu l’auras ! (Elle sort au troisième plan gauche.)


Bernardon, la regardant sortir.

Elle me rappelle les grisettes de ma jeunesse… race aimable et perdue…


Lucien, venant de la caisse, deuxième plan à droite.

Tiens ! monsieur Bernardon !


Bernardon.

Ah ! monsieur Lucien Faillard, mon caissier… Vous venez de toucher…


Lucien.

Oui, monsieur… ici et à la Banque… il ne me reste plus que cinquante-neuf mille francs à recevoir au Comptoir d’escompte…


Tapiou, à part.

Nom d’un nom ! je ne me sens plus le bras… Je vais au vestiaire me le dégourdir un peu.

Il sort.


Bernardon, qui a tiré son calepin et calculé.

Cela vous fera cent cinquante mille sept cent trente-sept francs, zéro huit…


Lucien, qui a aussi tiré son calepin.

Tout juste.