Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/103

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La Baronne, apercevant les rubans à la boutonnière de Nonancourt.

Tiens… ces rubans ?…


Fadinard.

Oui… une décoration


Nonancourt.

La jarretière !


Fadinard.

C’est ça… l’ordre de la jarretière de… Santo-Campo, Piétro-Néro… (À part.) Dieu ! que j’ai chaud !


La Baronne.

Ah ! ce n’est pas joli… J’espère, messieurs, que vous nous ferez l’honneur de dîner avec nous ?


Nonancourt.

Comment donc, madame !… demain !… Pour aujourd’hui j’ai ma suffisance…


La Baronne, riant.

Tant pis !… (À Fadinard.) Je vais chercher nos invités, qui meurent d’impatience de vous entendre…


Fadinard.

Trop bons !…


Nonancourt, à part.

Encore des invités !… Quelle crâne noce !…


La Baronne, à Nonancourt.

Votre bras, monsieur ?


Fadinard, à part.

Oh ! me voilà gentil !


Nonancourt, passant son candélabre au bras gauche et offrant le droit à la baronne, tout en l’emmenant.

Figurez-vous, madame, que j’ai perdu mon myrte…

La baronne et Nonancourt entrent à gauche,

Nonancourt tenant toujours le candélabre.