Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/107

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Fadinard.

Certainement… madame… trop bonne…


Quelques Voix.

Silence ! silence !


Fadinard, près du piano à l’extrême droite.

Quelle position !… Je chante comme une corde à puits… (Haut, toussant.) Hum ! hum !


Tous.

Chut ! chut !


Fadinard, à part.

Qu’est-ce que je vais leur chanter ? (Haut et toussant.) Hum ! hum !


Nonancourt.

Faut-y taper ? Je tape ! (Il frappe très fort sur le piano, sans jouer aucun air.)

Fadinard, entonnant à pleine voix.

Toi qui connais les hussards de la garde.


Cris au fond.

Vive la mariée !!! (Etonnement de la société. La noce entonne au fond l’air du galop autrichien. Les trois portes du fond s’ouvrent. La noce fait irruption dans le salon, en criant.) En place pour la contredanse !


Nonancourt.

Au diable la musique ! Voilà toute la noce ! (À Fadinard.) Vous allez faire danser votre femme !


Fadinard.

Allez vous promener ! (À part.) Sauve qui peut ! (Les invités de la noce s’emparent malgré elles des dames de la société de la baronne et les font danser. Cris, tumulte. Le rideau tombe.)