Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/146

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Soldats, nous protestons !
Ecoutez au moins nos raisons.

On les pousse dans le corps de garde. Nonancourt tient toujours le chapeau. Félix, qui se débat, est mis au poste comme les autres. La patrouille entre avec eux.


Scène VII

Tardiveau ; puis Fadinard, Anaïs, Emile



Tardiveau.

La patrouille est rentrée… j’ai bien envie d’aller prendre mon riz au lait… (Pendant ce qui suit, il ôte sa capote grise, qu’il accroche au fusil, et met son schako sur la baionnette, de manière à figurer un factionnaire au repos.)


Fadinard, sortant de la maison avec le carton, suivi d’Anaïs et d’Emile.

Venez, venez, madame… j’ai trouvé le chapeau… c’est votre salut… votre mari sait tout… il est sur mes talons… coiffez-vous et partez !… (Il tient le carton. Anaïs et Emile l’ouvrent, regardent dedans et jettent un grand cri.)


Tous trois.

Ah !…


Anaïs.

Ciel !…


Emile, regardant dans le carton.

Vide !…


Fadinard, égaré et tenant le carton.

Il y était !… il y était !… c’est mon vieux bosco de beau-père