Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/152

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Fadinard, mettant le parapluie en travers.

Un conscrit !


Tardiveau, apercevant le chapeau.

Ah !… qu’est-ce que c’est que ça ?


Beauperthuis.

Quoi ? (Il écarte le parapluie et lève la tête.)


Fadinard.

Rien (Il lui enfonce son chapeau sur les yeux. Au même instant la corde est coupée. Le réverbère tombe.)


Beauperthuis.

Ah !


Tardiveau, criant.

Aux armes ! aux armes !


Fadinard, à Beauperthuis.

Ne faites pas attention… c’est le réverbère en tombant.


Ici les gardes nationaux sortent du poste. Des gens paraissent aux fenêtres avec des lumières.

Pendant le chœur, Fadinard décroche le chapeau et le donne à Anaïs, qui le met sur sa tête.

Chœur

Air : Vivent les hussards d’Berchini

(Tentations d’Antoinette, acte 2e)

Quel bruit ! quel vacarme infernal !
Qui fait cet affreux bacchanal ?
C’est indécent ! c’est illégal !
Dressons procès-verbal !

Après le chœur, Beauperthuis est parvenu à retirer son feutre de dessus ses yeux.


Beauperthuis.

Mais, encore une fois, messieurs…